RECRUTEMENT #1 : Trouver sa job à Montréal


@lou_mrn

Bonjour mes lecteurs. Aujourd’hui, nous allons parler recrutement, expérience, candidatures… à Montréal. C’est une partie de nous, et de notre expérience d’immigration à tous (plus ou moins - je conçois que tu ne te sentes pas concerné si tu es venu te dorer la pilule, mais tout honneur à toi également). Pour aborder le sujet, je vais commencer par vous partager mon expérience, et la vôtre grâce à mon sondage.

Pour commencer, qui suis-je ?

Vous le savez certainement si vous lisez les articles de ce petit blog, qui fête d’ailleurs ses 3 mois aujourd’hui ! Je vous remercie de vos lectures, mais surtout de vos messages. Je ne suis pas là pour blablater, je suis là pour échanger. Vous me le rendez vraiment bien ! Mais sinon, professionnellement parlant, t’es qui Camille ? J’ai 22 ans, et je viens de terminer mon échange étudiant entre l’Auvergne et Montréal. Je viens d’envoyer mon mémoire à corriger à ma grand-mère de cœur, oui c’est vraiment bientôt fini cette vie étudiante, et je vais pouvoir arpenter le Québec tous les week-ends sans culpabiliser. Mais surtout, si bientôt finie, que j’ai entamé de nombreuses candidatures. Fraîchement expatriée et très prochainement diplômée, deux challenges en un.

De nature à vouloir tout gérer dans ma vie, j’ai entamé mes candidatures bien avant d’avoir fini mes études, c’est-à-dire en mars. Quand tu es en Master 2 de droit du travail, en échange universitaire à l’autre bout du monde, en visio, tu veux faire quoi de ta vie ? Bien évidemment que le choix est propre à chacun. Je voulais être juriste d’entreprise, surtout depuis ma troisième année de licence. Sans vraiment trop savoir à quoi m’attendre, puisque je n’ai pas eu l’opportunité de faire un stage – merci madame pandémie – je m’imaginais être le bras droit de la direction d’entreprise, mais en même temps le bras droit des salariés. Je pense que les juristes rigoleront à cette lecture. Pour être juriste au Québec, il faut passer le Barreau, comme pour être avocat. Je n’ai pas eu l’envie, ni l’ambition. J’en ai forcément compris que ce n’était pas mon job de rêve, ou de cœur, ou de ce que vous voudrez.

Pourtant, j’en ai envoyé des candidatures. Une cinquantaine. J’ai eu des agences de recrutement au téléphone, j’ai ainsi appris qu’il fallait postuler en tant qu’« agent des relations de travail » pour être comme juriste. J’ai eu des réponses, négatives trop souvent. J’ai rayé des candidatures de ma liste. J’ai repris mon CV bon nombre de fois. Une jeune presque diplômée, sans expérience juridique, ni expérience québécoise… Il fallait repenser le calcul. J’étais pourtant bien déterminée, et une petite idée a commencé à germer.


Avoir sa première expérience québécoise.

De la patience oui, trop d’espérance non. Une vingtaine de CV sous le coude, je suis allée dans les avenues proches de chez moi. C’était le moment que je fasse mes preuves, ici, dans mon pays d’accueil. Les premières réponses positives ont défilé, pour des jobs en vente, et j’ai pu faire mon choix. Oui, les petits jobs bourgeonnent à Montréal ! J’ai attendu, un peu naïvement, une réponse d’une entreprise pour laquelle j’ai postulé en acquisition de talents, pendant près de 3 semaines.

Je suis actuellement en train de vivre ma première expérience québécoise, depuis 1 mois. Et même si ce n’est que de la vente, c’est toujours satisfaisant de recevoir des compliments professionnels. Je ne suis qu’à l’expédition d’un magasin de décoration et d’ameublement, mais ma responsable vous dirait que je suis impliquée, vive d’esprit et consciencieuse comme si c’était le job de ma vie. En 1 mois, j’ai déjà proposé de légères améliorations, mais qui ont été reconnues et félicitées. Ce job me laisse le temps de penser sereinement au futur : je veux être recruteuse.


« Il était temps que je fasse mes preuves. »

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Pourquoi le recrutement ?

Oui, vous avez bien lu. J’ai été refusé à plusieurs reprises, par manque d’expérience, mais je souhaite être recruteuse. Tout simplement, j’ai envie de passer de l’autre côté de la barrière. J’en ai passé un certain nombre, du haut de mes 22 ans, des entretiens. Souvent pour des jobs étudiants, certes, mais c’est quand même du vécu. J’ai envie d’offrir cette expérience, à mon tour, au monde du recrutement. C’est mon petit côté utopique qui parle, et dont je suis fière. C’est ma petite intuition, ma petite lumière. (t’as vu la rime ?)

Je peux encore, par ce biais, être l'un des bras droit de la direction de l’entreprise, et c'était finalement mon ambition en rentrant dans des études de droit du travail. Je peux certainement beaucoup plus répondre à mes attentes professionnelles – humaines – qu’en étant juriste. Autrement dit, je vais pouvoir être créative, et offrir de belles perspectives à mes clients (entreprises) et à mes candidats. Je vais pouvoir conjuguer ma rigueur juridique à mon naturel spontané. Tout cela, en étant la première image de l’entreprise, la première étape de ce candidat pour cette entreprise. Bref, j’ai envie de m’épanouir.


Starter pack : m’abonner aux podcasts des plus intéressants (l’École du Recrutement – (mais je ne vous spoil pas trop car ce sera mon article de la semaine prochaine !)) ; rechercher des interlocuteurs clés ; rédiger un message sur Linkedin pour recevoir des ressources directement des recruteurs.


Et là… LA formation s'est présentée à moi.

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L’ATelier.

C’est quoi ? C’est une formation de recrutement, pensée très récemment par 2 recruteuses et 1 recruteur de Humanify, vous l’aurez compris une boîte de recrutement. La dynamique est jeune, l’ambition est excellente. C’est un apprentissage du métier qui me permettrait d’être salariée de Humanify, tout en évoluant. Je me dis que c’est fait pour moi, c’est fait pour que je postule. Pourquoi ? Parce que la formation est créée au même moment où je cherche vraiment à devenir recruteuse. Et je dis bien devenir, parce que je pense avoir beaucoup plus de légitimité à l’être avec une formation, qu’à être simplement embauchée en tant qu’agent des acquisitions de talent, avec mon bagage juridique. Je pense, tout simplement et naturellement, que c’est la bonne opportunité au bon moment. Du moins, c’est ma chance de tenter ma chance. Puis l’idée est tellement bonne, dans une entreprise récente, qui a pour ambition de travailler au mieux ses techniques d’approches et sa méthodologie des projets. Lancer son propre enseignement du métier, tout en laissant de la liberté aux « nouveaux », le défi m’attire. Ce serait l’occasion de faire mes preuves…


Cette formation, je ne l’aurai pas trouvée sans appeler la directrice de l’École du recrutement à Montréal. J’ai osé ! Avec vos retours, je pense que tout est question de relations sur le marché du travail québécois, et/ou d’expérience. Les portes ne sont pas si faciles d’ouverture que cela, et ça ne fait que renforcer mon idée du défi.


Pour moi le recrutement.

C’est l’expérience. J’ai à cœur, tout comme cette entreprise d’ailleurs (et aller la rime !) de faire progresser mon approche candidats, tout comme mon suivi clients, en me fondant sur les expériences que je peux recevoir. Il n’y a pas que la mienne !

Le recrutement, ce sont des techniques, pensées, repensées, réfléchies. Je le vois par exemple dans mon entreprise actuelle, il y a de beaux progrès à faire, des cartes à jouer. Mais je n’ai pas ces cartes, et je veux les apprendre ! En écoutant des podcasts, j’apprends qu’il existe des nouvelles techniques de recrutement, par exemple sans CV, avec des questionnaires de personnalité. Mais je pense qu’il faudrait se focaliser sur les bases, et les améliorer au maximum, avant d’imaginer des nouveautés. Le recrutement classique n’a pas dit son dernier mot !


En tout cas, le chemin de mon expérience est loin d’être terminé. Je rêverai de vous écrire un prochain article sur mes conseils, par exemple, en tant que jeune recruteuse. Les conseils que j’aurai aimé recevoir, notamment.


Je vous remercie pour votre temps mes p’tits lecteurs, et je serai toujours ravie d’échanger avec vous. Je vous laisse sur 3 expériences d’entre vous, et je vous dis à la semaine prochaine.


Manon

Pour le coup, je n’ai pas galéré. Mais je te partage mon retour d’expérience. J’ai commencé à postuler de la France, au tout début je n’avais pas trop de retour. Mais une connaissance travaillant dans le recrutement m’a dit ce qui clochait dans mon CV pour l’adapter à la québécoise. Et à partir de ce moment, j’ai eu plusieurs entrevues. J’ai été contactée par 5 ou 6 entreprises en tout. Et j’ai pu trouver un job en 2 mois. Ça peut paraître long pour certains mais dans mon domaine le processus de recrutement prend du temps car il y a en général 2 à 3 entrevues avant la sélection finale (communication marketing). Aussi dans mon CV, j’ai mis une adresse à Montréal (mon ancienne adresse car j’y avais déjà vécu) et souvent un numéro de téléphone canadien s’avère aussi être un vrai plus. Ça arrive régulièrement qu’un employeur regarde ces deux choses en premier sans prendre connaissance du reste et passe du coup toute suite à un autre CV.


Chloé & Bastien

On m'a donné ma chance sur le tas, avec une formation comprise, en tant que réceptionniste en vétérinaire. Même si j'étais payée au minimum, c’était une chance d’être formée directement, sans considération de mon expérience professionnelle dans le domaine. Je changeais de voie, et ça a été une révélation pour moi. Ce n’est pas un milieu bouché, il y a du besoin un peu partout, et ce n'est pas un domaine à haut diplôme. Mon expérience, c’était mon contact client. En plus ça va très vite d’être embauchée ici. Je ne suis jamais restée plus de deux semaines sans job.


Bastien, ça a été plus compliqué avec son diplôme. Ça a pris 6 mois pour trouver un job d’ingénieur, dans sa branche. Son 1er job n’a duré que 4 mois. Il n’avait pas cette fameuse première expérience québécoise, peu importe le domaine ! Très aléatoire pour lui. Maintenant, ça va mieux avec l’expérience mais ça n’est pas trop ça. En tout cas, son diplôme français a été un atout à chaque fois.


Chaddia

J’avais fais un article sur nos jobs au tout début, avant que je sois infirmière. Après en tant qu’infirmière : recrutement plus ou moins facile (ils en recherchent tellement). C’est juste tout la partie équivalence, administrative etc...qui est une autre tâche, moins facile. Je ne sais pas si ton copain a ressenti ça mais toujours la sensation d’être « stagiaire/étudiant » alors que c’est juste un stage d’adaptation aux pratique québécoise et qu’on EST INFIRMIER/ÈRE et non étudiant. Ça c’est pas mal embêtant. Des fois même après avoir obtenu l’équivalence ça m’arrive, toujours faire nos preuve pour être reconnu à notre juste valeur.